Le suicide (du latin suicidium, du verbe sui caedere « se massacrer soi-même ») est l'acte délibéré de mettre fin à sa propre vie. Dans le domaine médical, on parle aussi d'autolyse (du grec a?t?- / auto- « soi-même » et ??s?? / lúsis « destruction »).
Pour considérer qu'on est en présence d'un suicide, la mort doit être l'intention de l'acte et non simplement une de ses conséquences. Un attentat-suicide, par exemple, sera considéré comme relevant plus d'une action terroriste ou d'une forme de martyre, selon la personne qui parle, que du suicide. Si le suicide a des conséquences légales, il doit être généralement prouvé qu'il y a eu intention et mort pour que l'acte soit qualifié de suicide selon la loi.
Le suicide est un acte complexe, qu'on ne peut pas prétendre approcher avec une seule discipline. C'est pourquoi, lorsqu'on parle de suicide, il est logique de faire appel à la médecine, la psychopathologie, la sociologie, l'anthropologie, la philosophie, la théologie, l'histoire...
La mort est l'état définitif d'un organisme biologique qui cesse de vivre. Elle se caractérise par un arrêt irréversible des fonctions vitales (nutrition, respiration...), nécessaires au maintien de l'intégrité de l'organisme, ce qui la distingue d'un arrêt temporaire comme dans le cas de l'hibernation ou la congélation. Une fois mort, l'organisme se décompose sous l'action de bactéries ou de nécrophages.
Il existe une multitude de définitions de la mort et la limite entre la vie et la mort reste floue. Selon l'organisation mondiale de la santé animale, la mort désigne « la disparition irréversible de l'activité cérébrale mise en évidence par la perte des réflexes du tronc cérébral »[1].
Tous les êtres vivants finissent irrémédiablement par mourir à cause du phénomène de sénescence (ou vieillissement). Au niveau cellulaire, la mort désigne l'arrêt des fonctions de base d'une cellule mais une cellule est dite immortelle si elle peut donner un nombre illimité de cellules filles. Ainsi, les organismes unicellulaires qui se reproduisent uniquement par bipartition sont en principe immortels. Chez les organismes pluricellulaires, les cellules sexuelles (germen) sont potentiellement immortelles et se transmettent à la descendance, contrairement aux cellules somatiques (soma).
La mort peut être vue comme la fin de la vie par opposition à la naissance, ou comme l'absence de vie. Dans le premier cas, le fait que le c½ur puisse arrêter de battre pendant un moment avant d'être réanimé pose la question de la limite, ou de la transition entre vie et mort.